MARS CRÉATIF

Lilith, huile sur bois 20 x 20 po (50 x 50 cm)

Avec le printemps qui approche (si si, on y croit) les expositions reviennent en force. Deux ce mois-ci, sans compter le dépôt des oeuvres pour une troisième, prévue en avril. Si l’on compte les cours et les stages que je vais être amenée à donner un peu partout à Québec, autant dire que je ne vais pas chômer !

Qui a dit que la peinture était un passe-temps ?

Certainement pas moi. Une fois encore, je le clame haut et fort : c’est un métier qui ne s’improvise pas. Mais franchement, qui préfère remplir des colonnes de chiffres plutôt que d’étaler des couleurs sur une toile ? Certains, peut-être, mais pas moi.

Ce mois-ci je vais donc exposer avec le MAACR, en tant que prof, et avec l’ACSAD, dont je suis présidente (détails dans mes News). Et je prépare une expo dans la Région de Sherbrooke, dont je vous parlerai le mois prochain.

Parallèlement je lance deux cours de peinture à l’ancienne avec le MAACR (voir lien plus haute) et la SACQ. C’est un sujet qui me tient à coeur car c’est le fondement même de mon art.

La peinture à l’ancienne, ce n’est pas un truc de vieux.

À la base il s’agit de préparer soi-même ses supports (toile ou panneau de bois), et de peindre à l’huile avec les pigments. Autrefois les peintres n’utilisaient pas de peinture en tube et étaient obligés de broyer leurs couleurs à la main. Depuis l’invention du tube plus personne ne fait ça. Personnellement je le déplore grandement. D’une part c’est plus économique que d’utiliser des couleurs toutes faites, d’autre part cela donne plus de liberté : on peut créer avec une pâte liquide et faire des coulures ou du dripping comme Pollock, ou bien créer des effets d’empâtements comme Soutine. Vous remarquerez que j’ai choisi des artistes aux antipodes de mon univers, parce qu’avec la peinture à l’ancienne on peut faire de l’abstrait, du figuratif, n’importe quoi en fait. Plus on maîtrise la technique, plus on apprend à jouer avec la matière et la couleur, plus on acquiert de liberté. Cela peut sembler un peu déstabilisant de devoir tout apprendre, parfois à partir de zéro. Mais petit à petit on développe savoir-faire et confiance en soi.

L’art c’est comme la bicyclette !

Au début on a besoin des petites roues (de son prof) et après on les enlève et on se lance tout seul dans l’incroyable aventure de la création. Car je le clame haut et fort : l’art est à la portée de tous ! Il suffit d’un brin de technique, d’un zeste d’imagination et, surtout, de beaucoup de passion !

FÉVRIER GLACÉ

La neige crisse sous les bottes et les skidoos envahissent le paysage. Chaque semaine, lorsque je vais donner mes cours rang Saint-Ange, je dois m’arrêter à mi parcours pour laisser passer une horde furieuse de motoneigistes bigarrés. Il y a du rouge, du jaune, du bleu et du blanc. Blanc de mon pare-brise encore givré du matin, blanc du souffle de la neige et du froid. Le vortex polaire s’acharne sur nous, pauvres humains.

Alors quand je rejoins mon atelier, je m’évade vers un autre monde, celui de mes rêves. Entre renaissance et apocalypse, j’imagine des univers parallèles plus vrais que le quotidien. Paris brûle-t-il ?

Le 10 décembre 2001, je rêvais de la fin du monde. Des immeubles en feu, des gravats, des ponts infranchissables. Mais nous avons survécu. Il m’est resté ce rêve d’un Paris en ruine. Et si le Hindenburg ne s’était jamais crashé ? Peut-être aurions-nous encore des ballons dirigeables au dessus des toits de la ville lumière. Et si l’exposition universelle de 1889 était restée en place ? La Tour Eiffel serait peut-être aujourd’hui détruite et le globe terrestre qui avait été construit en 1900 serait encore en place, qui sait ? Fin du monde ou renouveau, j’aime imaginer les voies de traverse de l’Histoire. Qui sait si mes élucubrations ne sont pas aussi réelles sinon plus que les images du quotidien qui nous assaillent…

Vous l’aurez compris, mes visions me portent vers une réinterprétation des événements qui ont forgé notre société. À mes yeux, ma Tour Eiffel en ruine est plus réelle que la vraie. Et si jamais un ptérodactyle surgit au détour d’un nuage, ce ne sera jamais qu’un incident de plus dans la chaîne de l’évolution.

JANVIER GELÉ

Branches d’arbre gelées

L’an dix-neuf commence à peine et les clameurs du monde s’élèvent déjà. Joie, rage, désespoir, bruit, fureur. Partout hommes, femmes et enfants luttent pour leur survie pendant que d’autres revendent leurs cadeaux de Noël, espérant les convertir en espèces sonnantes et trébuchantes. J’ai été choquée par la réaction d’une de mes jeunes élèves. Lors de mon dernier cours de décembre j’ai demandé aux enfants de faire des cartes de Noël. La petite fille en question a refusé. Je lui ai demandé : n’aimes-tu pas recevoir des cartes pour Noël ? Elle m’a répondu que non, car seul l’argent l’intéressait. À neuf ans. Sans doute fera-t-elle partie plus tard de ceux qui revendent les cadeaux du coeur.

Et si, au lieu d’offrir des objets technologiques qui polluent la planète, nous choisissions de les réaliser nous mêmes ? Offrir un pot de confiture maison, un dessin, un album photo, le tout emballé dans un paquet cadeau en tissu recyclable, bien sûr. Et pour ceux qui sont un peu moins habiles de leurs mains ou n’ont pas le temps, une oeuvre d’art ou un livre. La plupart des artistes luttent pour survivre et doivent prendre un autre métier pour financer leur art. Une oeuvre originale ne coûte pas plus cher qu’une reproduction dans un cadre décoratif. Acheter de l’art, c’est aider un artiste à se lancer. Et ça peut rapporter gros !

Vous me direz que je prêche pour ma paroisse, et vous aurez bien raison. Mais parfois la vie nous pousse à réfléchir. Depuis quelques jours nous vivons une ère glaciaire qui fige tout sur place. Le gel a tout envahi : arbres, maisons, voitures, tout est glacé. Pour un peu, on se croirait dans le Docteur Jivago.

Le palais gelé du film Le Docteur Jivago

À l’image de ma propre vie en ce moment … Je souffre de ce que l’on appelle communément le syndrôme de l’épaule gelée, suite à une chûte de cheval. Ce n’est pas grave, mais la récupération est longue et douloureuse. Je suis donc au repos forcé. Dur pour une active comme moi ! Heureusement, il me reste la marche (quand il n’y a pas trop de glace au sol) et la peinture. Mon épaule gelée ne m’empêche ni de peindre ni d’écrire, heureusement. Et je ne m’en prive pas !

Janvier s’annonce tout aussi gelé que décembre. Vivre au ralenti n’est pas une si mauvaise chose finalement. Cela m’a amenée à réfléchir sur les priorités de la vie. Et la course à la consommation n’en fait définitivement pas partie. Une vidéo sur laquelle je suis tombée cette semaine m’a choquée, un peu comme la petite fille qui voulait de l’argent à Noël. Il s’agit d’ Anthropocène : une expo au musée des beaux-arts d’Ottawa sur l’impact de l’empreinte humaine sur Terre. L’expression utilisée me heurte : «consommer de l’art». L’art ne se consomme pas, il se vit et se partage. Point. C’est encore une expression à la noix pour faire fuir le grand public. Les gens vont de moins en moins au cinéma parce que ça coûte cher (moi la première). Alors si on leur dit d’aller au musée pour consommer, comprenez « dépenser de l’argent », ils vont y aller encore moins qu’au cinéma. L’art fait peur. Au lieu d’ajouter la barrière de la consommation, ne pourrait-on pas plutôt ouvrir les portes des musées et les rendre accessibles à tous ? Enfin, c’était une idée comme ça.

L’art, c’est tout sauf de la consommation. Je me bats au quotidien pour rendre l’art et la culture accessibles à tous, pour donner envie aux gens d’entrer dans un atelier d’art et de prendre leurs pinceaux pour faire de l’art. L’ Association culturelle dont je m’occupe offre un atelier gratuit à ses membres. Tous peuvent venir y travailler, 7 jours sur 7. Avoir un espace de création, c’est un privilège rare de nos jours.

L’art ne se consomme pas. Il n’est pas question de créer l’oeuvre du siècle du premier coup, mais de se faire plaisir en jetant des couleurs sur une toile ou en mettant les mains dans la terre. C’est aussi simple que de faire de la confiture. D’ailleurs, cela fait partie de mes bonnes résolutions de l’année, avec le yaourt (ou yoghourt, comme on dit ici).

Sur ces bonnes paroles, bonne année 2019, les amis ! Et n’oubliez pas de faire de la confiture. Ou de la peinture à l’huile (c’est pas difficile).


Blanc comme décembre

Infolettre

En ce premier jour de décembre, je prends un peu d’avance sur les bonnes résolutions de la nouvelle année pour annoncer le virage de ma nouvelle série.

Au siècle dernier, je créais des oeuvres de style réaliste fantastique qui m’ont valu des Prix du public, les plus importants à mes yeux. Mais comme j’étais un peu trop avant-gardiste et que les étiquettes que l’ont voulait me coller adhéraient difficilement, j’ai rencontré des périodes de découragement. Ce n’étais pas figuratif, mais ce n’était pas non plus abstrait. C’était trop proche de la bande-dessinée et de l’illustration. On m’a même reproché de trop bien dessiner. Bref, les professionnels ne m’aimaient pas. Découragée, je me suis alors tournée vers le figuratif : corps humain, paysages, chevaux, des sujets qui me tiennent à coeur et dans lesquels je me suis efforcée d’exceller. J’ai développé un nouveau style pictural en utilisant des matériaux bruts, de la peinture en pigments et non en tube, avec de la texture et de l’empâtement. Mais il manquait le souffle épique de l’aventure, proche des histoires que j’aime raconter, entre rêve et réalité. J’ai donc décidé de revenir à mes premières amours, l’art visionnaire.

Mes couleurs de prédilection sont le bleu et le jaune. Il arrive que j’utilise d’autres couleurs, le vert par exemple, mais c’est rare. Ma nouvelle série fantastique sera donc soit jaune, soit bleue, mais comportera des notes de couleur en arrière-plan, comme la basilique en ruine de la toile sur laquelle je travaille actuellement. Il va y avoir des chevaux, des oiseaux, des chevaliers, et peut-être même des dragons. J’aime le médiéval fantastique, en écriture comme en peinture.

Ma série actuelle est inspirée par la chevalerie, à partir de chevaliers contemporains qui organisent des tournois  un peu partout au Québec et dans le monde. Cependant je ne me contente pas de faire leurs portraits. Je les place dans des décors hors du temps qui, pour moi, représentent la mémoire des temps futurs. Il m’arrive souvent d’avoir des impressions de déjà-vu devant des images qui se présentent à mes yeux, des événements qui ne se sont pas encore produits, mais qui me donnent la curieuse impression d’être déjà arrivées. C’est un peu comme si je levais le voile sur une autre réalité ou un paradoxe temporel.

Des chevaliers dans un monde apocalyptique ou qui traversent un feu rouge … Dans les rêves, tout est possible. Le passé et le futur se mélangent en nous projetant dans un univers parallèle où l’imaginaire prend corps. Et si c’était cela, la vérité ultime ? 

Ouverture

Salvador_Dali_NYWTS

Salvador Dali et son ocelot Babou, Wikipedia

En guise d’infolettre, je vous offre ce mois-ci le texte d’ouverture d’Azeline, le livre deux de ma saga Fantastique Les Ailes de l’oubli. Le livre trois est en cours d’écriture et devrait, si l’ange des écrivains est gentil avec moi, sortir au cours de l’été 2019.

À lire sans modération, mais ne partagez pas sans mon autorisation SVP.

Azeline, Les Ailes de l’oubli ©

La petite fille marchait pieds nus dans le sable, un seau

rempli d'algues et de coquillages dans une main, un râteau

dans l'autre. Elle avait même ramassé une étoile de mer et en

était très fière, car elle avait l'impression d'en avoir attrapé

une venant du ciel. Elle ne trouvait pas Okasan, sa maman.

Pourtant, elle ne s'était pas éloignée. Enfin, elle ne pensait

pas. Elle était juste allée mettre les pieds dans l'eau, sur la

plage devant la maison. Elle y allait tous les jours avec les

enfants du village, elle était sûre qu’elle ne pouvait pas se

perdre. Elle était juste allée un peu plus loin que d'habitude,

c'était tout. Mais il y avait eu cette grande lumière dans le

ciel, et puis le tourbillon. C'était comme si elle s'était envolée.

Bien sûr, elle ne pouvait pas voler, c'était juste une sensation .

Seuls les oiseaux, et aussi les anges, pouvaient voler. Sauf

qu'elle n'était ni un ange, ni un oiseau. Et puis, elle voulait

son chat, le seul chat au monde capable de ronronner aussi

fort qu’une locomotive à vapeur. Elle aurait pu se réfugier

entre ses grosses pattes et il l'aurait consolée. Mais il n'était

pas là. Il n'y avait personne. Tout le monde autour d'elle

avait disparu au moment où il y avait eu la grande lumière

dans le ciel.

Au bout d'un moment, fatiguée de marcher, elle s'assit

dans le sable, les fesses dans l'eau. Okasan n'allait pas être

contente, elle n'avait pas mis son maillot de bain et en plus

elle allait salir ses vêtements. Elle se releva et tenta de

nettoyer sa robe en frottant dessus. C'était encore pire.

Maintenant elle était toute sale. Et puis ses jambes la

grattaient. Elle se les frotta, ainsi que les bras et le visage.

Elle était rouge comme un homard. Okasan allait la gronder,

elle ne pourrait pas y échapper. Mais où était-elle ? Où était

Otosan, son papa ? Elle était toute seule.

C'était peut-être un jeu. Ou une partie de cache-cache.

Oui c'était ça, elle en était sûre ! Ses parents s'étaient cachés

pour lui faire une blague. Sauf que ce n'était pas drôle. Elle

n'aimait vraiment pas ça. C'est alors qu'elle sentit le sol

trembler sous ses pas. Effrayée, elle se figea sur place. Puis

une nouvelle secousse la fit tomber à terre. Elle se releva

encore plus sale qu'avant. Il se passait quelque chose de

grave, c’était obligé. Elle décida alors de rejoindre le village.

Là bas, elle trouverait du monde pour l'aider. C'était ce que

Otosan lui avait toujours dit. Si un jour tu es perdue, essaie

de monter au sommet de la plus haute montagne que tu

peux trouver, ou sur un gros rocher, ou alors sur la place du

village, là où tout le monde te verra. Sauf que ... il n'y avait

rien et tout était plat. Plat, et on s’enfonçait comme dans des

sables mouvants. Elle en avait vu une fois, de loin. Et là, elle

était en plein dedans. Non, ce n’était vraiment pas drôle. Elle

commençait même à avoir peur.

C'est alors qu'elle aperçut un pont un peu plus loin.

Pourtant elle était sûre qu’il n'y avait pas de pont au village.

En plus il avait l'air bizarre, il était à moitié démoli. Elle ne

reconnaissait plus rien autour d’elle. Mais elle se dirigea tout

de même dans cette direction. Peut-être que des gens

voudraient traverser la rivière. D'ailleurs, en se rapprochant,

elle se rendit compte qu'il y avait beaucoup de monde près

du pont, des dames avec des enfants dans le dos, des

hommes poussant des vélos chargés de bagages. Il y avait

même une voiture. Mais personne ne pouvait passer, le pont

était barré. Elle s'engagea sur ce qui ressemblait plus ou

moins à un chemin. Des débris jonchaient le sol et elle avait

du mal à avancer, mais elle avançait tant bien que mal. Elle

escaladait un dernier rocher qui lui barrait la route

lorsqu'une dame s'adressa à elle.

- Que fais-tu ici toute seule, ma jolie ? Tu as perdu

tes parents ?

Ses yeux s'inondèrent de larmes immédiatement. Son

coeur se serrait, elle n'arrivait plus à parler. Elle leva la tête

vers la personne qui lui parlait et lui fit un sourire timide tout

en serrant son seau contre elle.

- Tu es toute seule ?

La petite fille inclina le buste vers l'avant en un salut

hésitant, paralysée par l'émotion. La dame se pencha vers

elle et la prit dans ses bras en une étreinte maternelle. Toutes

deux restèrent enlacées un moment, puis la nippone comprit

que la meilleure chose qu'elle pourrait faire pour cette enfant

serait de l'emmener avec elle. Elle l'installa sur le portebagage

de son vélo et suivit la foule à pied, tout en se

dirigeant vers des abris de fortune un peu plus loin. Il venait

d’y avoir un tsunami suivi d’un tremblement de terre, et

c’était le jour où la petite Garance fut recueillie et placée par

une infirmière dans l’orphelinat où, plus tard, sa famille

d’adoption viendrait la chercher pour l’emmener à l’autre

bout du monde, à Paris.

Toute sa vie, elle se souviendrait de l’instant précis où

elle avait été recueillie, errant seule parmi les ruines de

Niigata. Elle n’avait aucun souvenir des jours d’avant, ni des

jours d’après. Elle ne connaissait pas son vrai nom, ni le nom

de ses parents. Mais cette journée l’avait marquée à jamais.

C’était le jour où sa vie avait basculée, la privant de ses

origines.

Elle grandirait loin de son pays de naissance, et se

sentirait toujours une étrangère parmi les siens, malgré

l’amour de ses proches. Puis une autre catastrophe

surviendrait avec la mort de ses parents adoptifs dans un

incendie, qui la laisserait encore une fois seule au monde.

Forte, elle saurait reconstruire sa vie et faire les choix

qui s’imposeraient à elle, à savoir emprunter les voies de

traverse d’une vocation artistique qui la mènerait vers une

vie de bohème.

Et puis le destin, et ce qu’elle apprendrait à nommer

« incidences », frapperait à nouveau. Elle finirait par tomber

nez à nez avec le félin de son enfance qui, curieusement,

avait survécu. C’était un ocelot, un chat sauvage d’Amazonie

doué non pas de parole, mais presque : télépathe, il

communiquait avec elle par empathie, en empruntant le

canal des émotions.

Il l’avait aidée à retrouver ses origines, qui se trouvaient

non pas au Japon comme elle l’avait toujours cru, mais à

Shambala, un mystérieux monde parallèle où coexistaient

humains, anges et maudits. Née d’un ange et d’une

humaine, elle avait recouvré ses pouvoirs, la téléportation et

la chronoportation, le pouvoir de voyager dans le temps.

C’est alors qu’elle avait été investie d’une mission par

les anges de sa famille d’origine : remonter le temps pour

sauver le monde. Elle s’appelait Gar’Yia, et non Garance,

comme elle l’avait toujours cru.

Octobre coloré

En septembre j’ai dessiné, peint, écrit, enseigné et, surtout, oeuvré au renouveau de l’Association culturelle dont je m’occupe. Ça n’a pas l’air, mais c’est un travail de titan.

Je dois avoir des affinités avec la mythologie grecque car, au bout du compte, ça s’est plutôt bien passé. Succès sur toute la ligne ! Nous avons organisé une soirée culturelle afin de présenter nos activités et nos projets pour 2019. Entre expos, conférences et ateliers, nous sommes déjà sur tous les fronts, et ce n’est qu’un début.

Les journées de la culture sont à peine passées, mais augurent bien de la suite des choses. Nous avons fait du moulage, de la peinture et même du pain ! Symbole de notre culture, le pain est rassembleur et universel. Nous allons recommencer c’est sûr.

Dans le même temps j’ai terminé une toile sur Le Plat pays de Jacques Brel pour un projet de livre de poésie et de peinture. Si j’avais su, j’aurais choisi Charles… Mais Jacques est un grand chanteur et poète, je ne regrette rien. Ils doivent en avoir des choses à se raconter tous les deux !

Hommage au plat pays-huile sur bois 30x30 po

Hommage au plat pays, huile sur bois @Isabelle Frot Art

Maintenant qu’Hommage au plat pays est terminé, je peux enfin m’atteler à ma série médiévale. À moi chevaliers, tournois et oiseaux de proie ! J’ai bien l’intention d’y passer l’hiver. Entre deux expos bien entendu. Tiens à propos : mon expo à l’Accroche Pied continue jusqu’à fin octobre, de même que celle du Palais-Montcalm, à laquelle je participe également. Sans oublier Sherbrooke début novembre : mais je vous en reparlerai.

D’ici là j’ai la ferme intention de profiter des couleurs de l’automne. D’ailleurs, il y a un pré avec des vaches superbes à deux pas de mon atelier, je sens que je vais aller y faire un tour …

 

Septembre artistique

Le vernissage de mon expo Des chevaux et des anges s’est superbement bien passé. J’ai eu de la belle visite, dont des acteurs importants de la vie culturelle et artistique de Saint-Augustin-de-Desmaures et Québec, des amateurs d’art et de fantastique, des amis, des anciens collègues, et encore des amis.  J’ai dédicacé mes livres et fait des heureux. Cela semble un peu prétentieux de dire ça mais, mes livres étant avant tout des livres de divertissement, oui, je n’hésite pas à dire que j’ai fait des heureux. Comme l’expo se poursuit jusqu’au 31 octobre dans une galerie où le café est bon et l’ambiance conviviale, j’espère contribuer encore quelque temps au bonheur de la clientèle de  l’Accroche Pied .

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, mes livres sont depuis cette semaine en vente à la librairie de l’Imaginaire, place Laurier à Québec. Décidément j’ai bien fait de déménager à Saint-Augustin ! On y rencontre des gens formidables et il fait vraiment bon  y vivre. J’ai découvert des endroits incroyables dans la région tels que le marais Léon-Provancher qui va devenir le décor naturel de certaines de mes toiles à venir. Les bords du Saint-Laurent sont extraordinaires, avec des amas de roches et des marées qui annoncent déjà le bas du fleuve, des cieux de toute beauté  entre soleil et nuages, avec des clochers argentés au loin. On y fait de belles rencontres, cerfs de Virginie, hérons, oiseaux de toutes sortes. Les chiens étaient fous de joie et moi aussi.

J’ai hâte d’y retourner pour surveiller la couleur des arbres. Certains laissent déjà apparaître des traces rouge vif. Je ne suis pas pressée d’entrer dans l’hiver, mais l’automne s’annonce superbe.

Des chevaux et des anges

affiche des chevaux et des anges_publication web.png

J’expose pendant les mois de septembre et octobre au café-galerie L’Accroche-pied
334 Route 138 à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Une fois n’est pas coutume, je présenterai mes deux activités en même temps, peinture et écriture, et une soirée dédicace sera organisée à l’occasion du vernissage jeudi 6 septembre 2018, de 17h à 19h.

Merci de confirmer votre présence au vernissage par courriel.

Au plaisir de vous y rencontrer !

 

Infolettre de juillet

10

Décidément, il s’en passe des choses à Saint-Augustin ! Des joutes médiévales avec de vrais chevaliers, des expos, des fêtes, et toutes sortes d’événements.

Depuis peu, j’ai l’honneur d’occuper la fonction de présidente de l’Association culturelle de Saint-Augustin ou ACSAD , une association créée par et pour les artistes, qu’ils soient professionnels, amateurs ou tout simplement amoureux des arts visuels, peinture, sculpture, photo, vidéo, multimédia ou même théâtre et poésie.

Au programme : des conférences, des café-rencontres, des expos, des ateliers, et tout plein de nouveaux projets encore à l’étude. Précisons que les conférences sont ouvertes à tous. Seul critère : aimer l’art sous toutes ses formes, figuratif, abstrait, symbolique, visionnaire, numérique. Aucune barrière, aucun clivage. De la passion et de l’émotion avant tout !

Autant dire que ça va chauffer cet été, au sens propre avec la canicule, et figuré.

Je suis en pleine préparation des événements de la rentrée, à savoir :

Et c’est pas fini !

 

Les Ailes de l’oubli sont sur Lulu

Les Ailes de l’oubli sont aux Presses Lulu

Les deux premiers volumes de la saga des Ailes de l’oubli, GARANCE et  AZELINE , sont également disponibles sur Amazon et vous pouvez même les commander  en librairie ou à la bibliothèque municipale grâce aux informations indiquées en bas de page.

Cette belle aventure a commencé il y a quelques années, lorsque j’ai décidé de plonger dans l’écriture. J’ai toujours aimé écrire. J’ai donc commencé tranquillement un beau jour de l’hiver 2014 et, pas à pas, ligne  après ligne, j’ai donné naissance aux deux premiers volumes d’une saga fantastique qui devrait me tenir occupée pour les 20 prochaines années !

Les Ailes de l’oubli brossent un univers à cheval entre deux mondes, Shambala, une planète lointaine et proche à la fois car reliée à la terre ; et le nôtre.  Il y a des anges, des humains et des maudits, avec en toile de fond le déclin du monde occidental de la fin du XXème siècle et du début du XXIème.

Garance, une jeune femme aux origines angéliques, a pour mission rien de moins que sauver le monde ! Oui, je sais, c’est déjà vu, ce n’est pas nouveau, je n’ai rien inventé. Mais c’est plus que cela : c’est aussi une saga ésotérique mâtinée d’humour, qui donne à penser sans se prendre au sérieux, le tout sur un rythme enlevé quasiment cinématographique.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Acheter GARANCE
Support independent publishing: Buy this book on Lulu.
Titre : Les Ailes de l’oubli, Garance
Auteur : Isabelle Frot
Éditeur : Lulu
ISBN : 9781387765034

Acheter AZELINE
Support independent publishing: Buy this book on Lulu.
Titre : Les Ailes de l’oubli, Azeline
Auteur : Isabelle Frot
Éditeur : Lulu
ISBN : 9781387765058