Blanc comme décembre

Infolettre

En ce premier jour de décembre, je prends un peu d’avance sur les bonnes résolutions de la nouvelle année pour annoncer le virage de ma nouvelle série.

Au siècle dernier, je créais des oeuvres de style réaliste fantastique qui m’ont valu des Prix du public, les plus importants à mes yeux. Mais comme j’étais un peu trop avant-gardiste et que les étiquettes que l’ont voulait me coller adhéraient difficilement, j’ai rencontré des périodes de découragement. Ce n’étais pas figuratif, mais ce n’était pas non plus abstrait. C’était trop proche de la bande-dessinée et de l’illustration. On m’a même reproché de trop bien dessiner. Bref, les professionnels ne m’aimaient pas. Découragée, je me suis alors tournée vers le figuratif : corps humain, paysages, chevaux, des sujets qui me tiennent à coeur et dans lesquels je me suis efforcée d’exceller. J’ai développé un nouveau style pictural en utilisant des matériaux bruts, de la peinture en pigments et non en tube, avec de la texture et de l’empâtement. Mais il manquait le souffle épique de l’aventure, proche des histoires que j’aime raconter, entre rêve et réalité. J’ai donc décidé de revenir à mes premières amours, l’art visionnaire.

Mes couleurs de prédilection sont le bleu et le jaune. Il arrive que j’utilise d’autres couleurs, le vert par exemple, mais c’est rare. Ma nouvelle série fantastique sera donc soit jaune, soit bleue, mais comportera des notes de couleur en arrière-plan, comme la basilique en ruine de la toile sur laquelle je travaille actuellement. Il va y avoir des chevaux, des oiseaux, des chevaliers, et peut-être même des dragons. J’aime le médiéval fantastique, en écriture comme en peinture.

Ma série actuelle est inspirée par la chevalerie, à partir de chevaliers contemporains qui organisent des tournois  un peu partout au Québec et dans le monde. Cependant je ne me contente pas de faire leurs portraits. Je les place dans des décors hors du temps qui, pour moi, représentent la mémoire des temps futurs. Il m’arrive souvent d’avoir des impressions de déjà-vu devant des images qui se présentent à mes yeux, des événements qui ne se sont pas encore produits, mais qui me donnent la curieuse impression d’être déjà arrivées. C’est un peu comme si je levais le voile sur une autre réalité ou un paradoxe temporel.

Des chevaliers dans un monde apocalyptique ou qui traversent un feu rouge … Dans les rêves, tout est possible. Le passé et le futur se mélangent en nous projetant dans un univers parallèle où l’imaginaire prend corps. Et si c’était cela, la vérité ultime ? 

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